Par Louise Tessier

MOUSTIQUE : 23/12/2020

 Après quatorze longues années de démarches, le bouddhisme devrait être reconnu chez nous. Reste à voir s'il fera de nouveaux adeptes et s'il pourra les aider à rester zen face à la crise sanitaire.

Du hall d'entrée, on entend déjà résonner les cymbales tibétaines. Un rituel bouddhiste a débuté tôt ce matin, dans le temple de Samye Dzong, tout près de la place Stéphanie à Bruxelles. Passé les grandes portes en bois de la maison bourgeoise, flotte une légère odeur d'encens et de moquette matelassée. Les murs bleu clair et jaune vif contrastent définitivement avec l'ambiance automnale de la rue. A voix basse, on nous fait signe d'enlever nos chaussures. Un monticule d'autres paires traînent déjà par terre. On est en retard. Au fond à droite du temple, la moniale en toge orange termine de réciter des textes, suivi par une petite dizaine de personnes parsemées dans la salle. Dans un coin, une caméra attend de diffuser la prochaine cérémonie via Zoom, mesures corona obligent. Pour éviter des rassemblements trop importants, il a fallu s'adapter. D'habitude ici, les coussins s'allignent lors des séances hebdomadaires de méditation. 

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